L’équilibre du patineur
Sur la glace, les berceaux des patins agissent comme des assiettes fixées à un pendule. Lorsque l’assiette est bien positionnée au bout du pendule, le poids du patineur tend à centrer l’assiette avec le pendule et génère de la stabilité.
Pour obtenir cet équilibre, les deux assiettes doivent avoir des rayons identiques et des centres aux positions similaires d’un patin à l’autre, de manière à se retrouver dans le centre de masse du patineur.
Dans une situation idéale, les muscles stabilisateurs ne sont pas sollicités pour ramener le pendule au centre, mais seulement pour replacer le centre de masse du patineur après une perte d’équilibre. Toutefois, lorsque les deux assiettes ont des rayons et des centres différents, ce qui est fréquent, les résultantes des forces ne sont pas les mêmes sur chaque patin et les muscles stabilisateurs doivent travailler constamment à des intensités variables pour contrer le phénomène.
Ceci peut entraîner de la fatigue prématurée et des risques de blessures.
La trajectoire des patins
Lorsque le patineur est en action, les patins sont pratiquement toujours inclinés de façon plus ou moins prononcée selon la phase de patinage. À ce moment, ce sont la forme et la position des berceaux qui contrôlent la trajectoire des patins. Le patineur oriente le patin et celui-ci l’amène dans la direction désirée.
Ainsi, si les berceaux des patins sont différents, cela implique que deux patins placés dans la même direction, lors d’un virage par exemple, n’adopteront pas exactement la même trajectoire. L’un d’eux pourrait soit s’éloigner légèrement du patineur, soit revenir vers l’intérieur.
Une telle situation augmente les risques de blessures, surtout à l’aine, des pertes de vitesse, des chutes non provoquées et amène davantage de fatigue à cause des muscles stabilisateurs qui sont très sollicités.
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